Comment bien choisir ses fenêtres ?

Dans une habitation, le choix des fenêtres est souvent difficile. Isolation, acoustique, double ou triple-vitrage, bois, PVC ou aluminium, comment s’y retrouver ? Les aides de l’État peuvent vous aider à hiérarchiser certains critères.

Primordial, le critère isolation

Sachez que le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) estime à 30 ans la durée de vie d’une fenêtre. Par ailleurs, dans les logements mal isolés, la déperdition au niveau des ouvertures de fenêtres peut atteindre 25 % des dépenses de chauffage. Mais comment s’y prendre pour choisir une fenêtre ?

La recette, hiérarchiser les critères : la performance de l’isolation est primordiale. Pensez aussi sécurité, à savoir, comment se protéger contre les intrusions. Se pose alors la question du confort, isolation acoustique, aération et type de luminosité. Le critère esthétique, celui du style de fenêtre, doubles vantaux, baie vitrée, boucle la chaîne.

Bois, PVC ou aluminium ?

Les matériaux d’encadrement de fenêtre dépendent principalement du style de votre logement.

Dans certains quartiers classés, le bois est obligatoire. C’est aussi une matière écologique, parfaitement isolante et facilement personnalisable. Le bois nécessite néanmoins de l’entretien et peut être assez onéreux.

Les fenêtres PVC d’Annecy ou d’autres régions possèdent, quant à elles, la palme du meilleur rapport qualité/prix. Léger et facile d’entretien, le polyvinyle de chlorure isole bien. Il n’est cependant guère adaptable et son toucher plastique s’intègre difficilement aux intérieurs anciens.

L’aluminium est un matériau tendance. Graphique et discret, il s’adapte à toutes les époques, se travaille aisément, et se présente même sous différents coloris. C’est néanmoins un isolant moyen, sauf s’il est doté de rupteurs de ponts thermiques, une technique qui comporte un coût.

Les aides de l’État

Outre l’encadrement, la question de l’isolation porte aussi sur le choix du vitrage. Thermique et acoustique, rien ne remplace un double voire triple-vitrage.

Un procédé certes onéreux, mais qui peut être subventionné par l’État dans le cadre des travaux d’amélioration de la performance énergétique. À condition toutefois de recourir à un artisan qualifié pour sa pose, voire mieux, un professionnel agréé par le label RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).

Les vendeurs de fenêtres le savent, la qualité d’une fenêtre répond aux normes référencées par la Réglementation Thermique 2012 (RT 2012) en fonction de coefficients drastiques : crédit d’impôt (CITE), réduction de la TVA ou aides de l’Anah, demandez plusieurs devis, la concurrence est rude et les écarts de prix souvent importants.